Frappes israélo-américaines en Iran : de «nombreux signes» évoquent la mort de Khamenei, selon Nétanyahou
Le président américain Donald Trump a annoncé le lancement d’«opérations de combat majeures» contre l’Iran, promettant de «détruire» les capacités balistiques du pays et de «réduire à néant» sa marine.Baptisée «Rugissement du lion» par l’armée israélienne et «Fureur épique» par le Pentagone, l’attaque intervient après plusieurs jours de tensions accrues et de menaces explicites de Washington contre la République islamique.Selon les autorités israéliennes, «des centaines de cibles militaires iraniennes» ont été visées, notamment des infrastructures liées aux Gardiens de la révolution et au programme nucléaire iranien.
Khamenei ciblé : mort confirmée ?
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a affirmé qu’il existait «de nombreux signes» indiquant que le Guide suprême iranien Ali Khamenei «n’est plus».Des médias israéliens ont même annoncé la mort du dirigeant iranien, affirmant que son corps aurait été retrouvé dans les décombres de son complexe résidentiel, visé par une trentaine de bombes. Toutefois, aucune confirmation officielle n’a été publiée par Téhéran, qui dénonce une «guerre psychologique».Dans une interview accordée à NBC News, Donald Trump a déclaré avoir «le sentiment» que ces informations sont «correctes», tout en restant prudent.
Riposte iranienne et tensions régionales
En représailles, l’Iran a lancé des missiles et drones contre Israël ainsi que plusieurs pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis. Des explosions ont été signalées à Riyad, Abou Dhabi et Doha.Le Commandement central américain (Centcom) affirme avoir intercepté des centaines de projectiles, assurant qu’aucune victime américaine n’est à déplorer.Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a promis une «leçon inoubliable» aux États-Unis et à Israël.Appel au soulèvement en IranDans une allocution télévisée, Benyamin Nétanyahou a appelé les citoyens iraniens à «renverser le régime», qualifiant l’opération d’«historique».À Téhéran, la population oscille entre peur et incertitude. Des témoins rapportent des acclamations dans certains quartiers après les rumeurs sur la mort de Khamenei, tandis que d’autres redoutent une intensification des bombardements.
Une guerre ouverte ?
Cette offensive marque un tournant stratégique majeur dans les relations entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Les analystes estiment que cette confrontation pourrait déboucher sur un conflit régional élargi, impliquant directement plusieurs puissances du Moyen-Orient.Alors que les frappes se poursuivent et que les représailles s’intensifient, la communauté internationale appelle à la désescalade. Mais sur le terrain, les signaux vont dans le sens inverse.